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 Ganançay fait de l'introspection (le 09/08/2006 à 09h59)
Le visage des choses change pour nous comme celui des personnes…
Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe.

Le temps passe et passe et s'arrête et passe et l'histoire s'arrête et le visage des choses change, (son cœur est triste jusqu'à la nausée de repentir et d'anxiété), Ganançay pense que le monde continuera perpétuellement à lui échapper, il mène en effet une vie si fragmentée que même s'il ne perçoit pas le moindre lien entre deux événements, il tente sans arrêt de trouver une signification à leur coïncidence. Tout lui est signe et présage: il lui faudrait faire quelque chose, difficile en effet d'admettre que des changements aussi attendus en viennent à modifier le goût, la saveur même de l'air qu'il respire… à faire battre son sang plus vite… Bien qu'il n'ait qu'une très vague idée de ce que peuvent être les passions, il s’est souvent trouvé confronté à des envies de meurtres mais Ganançay croit que la rêverie doucereuse est une attitude lyrique, qu’il est malheureux, au comble du désespoir. Sa vie avec Albertine s'est ainsi étirée dans de longues vagues velléitaires sans suites qu’ils sont les seuls à subir. Quel signe restera-t-il un jour de leurs résignations et de leurs attentes? Ils mènent des rêves d'enfants qui n’auraient demandé qu'à devenir actifs, attendent la venue de quelque chose d'indistinct, prennent leurs distances, se disent que le temps va s'étirer encore et encore qu’il n’y a aucune raison que cela cesse, que le monde sera ce qu’il est parce qu’il n’est pas de raison profonde qu’il soit autrement. Il traverse la vie comme la salle du foyer cherchant dans les regards à la fois des interrogations muettes et les réponses à ces interrogations. Son esprit vagabonde ainsi d’un moment à l’autre, d’un visage à un souvenir, d’une saveur à un moment, d’une couleur à une autre beaucoup plus ancienne… d’un souvenir à l’autre.

L'espace de son enfance est si étonnamment ponctuel, enfermé dans l'instantané, l'impensé qu'il est incapable de le penser autre. Sans en avoir une claire conscience, c’est ainsi Oriane — ou plus précisément encore cette jeune femme qui, de la plus banale des façons, s’est, par son mariage avec son ami par la suite devenu général, insérée dans sa vie se trouvant malgré elle d’une façon certaine construite par son enfance — que, dans la foule des convives, il recherche se demandant quels signes, susceptibles de la lui faire reconnaître, porte son visage, si l’événement qui les a rendu complices, s’y est déjà inscrit, de quelle façon et si cette complicité nouvelle est devenue lisible à tous ceux dont l’intelligence est assez vive pour être capable de la lire.
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